
En 1997, une équipe de théologiens et de pasteurs évangéliques venant d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord s'est constituée. Elle s'est fixée pour objectif de répondre à deux demandes issues des Églises en Afrique. La première venait des dizaines de milliers d'évangélistes et de prédicateurs laïcs qui réclamaient une formation théologique et pratique. La seconde concernait l'amélioration des conditions financières de leurs Églises et celle de la situation économique de leurs sociétés.
Un exemple à Nairobi, Kenya
En 1998, un pasteur anglican, Charles Muturi, a pris la charge de la paroisse de Kengemi situé dans l'un des quartiers les plus démunis de Nairobi. À cette époque, 375 fidèles se rassemblaient pour le culte du dimanche. Le budget annuel de l'Église s'élevait à 800 000 shillings. La même année, le pasteur Muturi a participé aux ateliers de formation Excelsis organisés à Nairobi. En 1999, il a commencé à offrir cette même formation aux évangélistes et aux responsables laïcs de sa paroisse.
À la fin de l'année 2000, le budget de l'Église s'élevait à plus de 3,5 millions de shillings. Quand tous les salaires ont été réglés et les factures payées, il est resté 1,5 million de shillings. Avec le reste, l'Église a construit des logements pour ses membres les plus pauvres et elle a construit une école chrétienne. Elle a également commencé à soutenir des missionnaires travaillant dans d'autres régions du Kenya. Aujourd'hui, l'Église contribue également aux frais de scolarité des enfants orphelins et elle soutient un orphelinat à Rafiki.
En 2004, plus de 1500 fidèles se rassemblaient pour le culte du dimanche.
Le pasteur Muturi dit : « Nous n'acceptons plus d'argent venant de l'extérieur. La dépendance financière est une maladie dans l'Église. »